A pedido de Mr. Lynch, recoloco um texto escrito no ano passado.
À la mer
Les cheveux épars, les sens foudroyés, je remonte dans le temps recherchant les empreintes de tes pieds. Une voix traînante, imprégnée de lumière, me dit que des gens sont morts lors des guerres des colonies. Des bateaux sur la mer et des mères qui pleuraient, voilà les lambeaux d' un passé tristement oubliés, pour des rêves sans lendemain, des chimères illusoires, des fantômes ahuris par leurs propres phantasmes.
Sous un soleil de plomb, tes lèvres du Maghreb, ta peau mâte, m' ensorcellent paisiblement, à tout jamais, sous les miroitements de l' eau qui frétille, sous ce vent enragé par des amours contrariés.
Assise sur un rocher, les pieds dans le sable, c' est la mer qui divague, avec ses vagues insolentes, qui me narguent, riantes, sous les lambeaux du passé.
Texto: Cláudia

Foto: Cláudia